Programmation

La programmation est désormais complète ! Même recette que les années précédentes : des artistes locaux et nationaux, des styles musicaux différents et des performances en live qui s’annoncent folles ! 😍

EDEN DILLINGER. [Vendredi] À la croisée du rap et du rock, Eden Dillinger incarne l’hybridité dans laquelle la société nous plonge ; un requin à l’étroit dans la mare, une cage d’escalier dans le château de Versailles. Après SCUBA, son premier album qui sonnait comme un chant des sirènes sur fond de guitares saturés, Eden Dillinger revient avec son EP « n o t e s v o c a l e s ». Fruit de l’isolement lié au confinement qui a ramené l’artiste vers ses premiers amours ; une mélodie douce-amère oscillant entre guitare rock et batterie Lo-Fi, qui fait le bilan de quelques années de musique. 

TAXI KEBAB. [Vendredi] Au croisement d’influences venant de toutes parts, Taxi Kebab est la collision entre synthétiseurs, boîtes à rythmes, guitares modulées et buzuq amplifié. Dans une ré-appropriation de sa langue paternelle, c’est à travers un registre poétique libérateur que Lea Leïla Jiqqir (buzuq, guitare et voix) interfère avec les arpèges acides et nappes ruisselantes entraînées par les expérimentations de Romain Henry aux machines. Majoritairement électronique, la musique du duo Franco-Marocain côtoie parfois des influences krautrock, psyché, techno, habitées par le spectre des racines Nord Africaines. Laissant apparaître des bribes d’identités troubles, leur son, comme une échappée nocturne, sillonne les paysages à travers un son brut, psyché, désorienté et désoriental.

BRYAN’S MAGIC TEARS. [Samedi] Vous vous souvenez de ces groupes américains bouffés par les mites, signés sur des labels injoignables du Midwest qui balançaient, au milieu des années 1990, des refrains à faire pâlir les Smashing Pumpkins avec le son le plus pourri de l’histoire de l’électricité ? Non, peut-être pas. Eh bien sachez que Bryan’s Magic Tears aurait très bien pu être l’un d’entre eux. Ce projet, lancé il y a 5 ans par Benjamin Dupont (Dame Blanche) et dans lequel on croise des membres et ex-membres de La Secte Du Futur et Marietta, a en effet tout pour occuper ce créneau, plus tellement usité ces temps-ci, d’ailleurs : mélodies toxiques, guitares alternant fouet et caresse, son fantômatique et nom alambiqué faisant référence à un obscur dealer d’acide parisien. En décembre 2021, il remplissait La Maroquinerie à Paris grâce à la sortie de leur nouvel album « Vacuum Sealed » qu’ils viendront nous faire découvrir en live au BACK HOME !

LEAN CHIHIRO. [Samedi] Artiste auteure-compositrice-interprète de 22 ans, originaire de Paris, Lean Chihiro fait parler d’elle depuis 2017 grâce à ses activités dans le mannequinat, les arts visuels et notamment la musique avec son freestyle Règlement Space #7 sorti en 2018 qui cumule aujourd’hui près d’1,5M de streams sur Spotify.

LA CHIMBA. [Vendredi] Le premier EP de la Chimba sorti en 2019 regroupait des reprises de succès de cumbia chicha… Mais à la manière de La Chimba : « Ce ne sont pas des reprises « à la lettre » de ces titres originaux : nous les interprétons à notre manière, avec notre sensibilité et nos influences » explique le groupe. Aujourd’hui, les cumbieros de la Chimba vous font découvrir leurs propres créations, dans lesquelles la chicha se teinte de quelques accents pop, rock ou ragga dans leur deuxième EP : La Guacamaya.

« Notre musique est faite pour danser, s’amuser ! Sur scène, nous créons une ambiance joyeuse avec des références au chamanisme, pour faire écho à l’aspect psychédélique de la cumbia chicha. Et Mauricio ne se contente pas de chanter : il est l’ambianceur du groupe, celui de nous qui est le plus connecté au public, qui va animer la scène… et la salle, dans la plus pure tradition latina ! ».

BABYSOLO33. [Vendredi] En transformant son journal intime en chansons, BabySolo33 nous confie ses pensées les plus personnelles. Son style très aérien contraste avec le réalisme de ses paroles, d’une rare sincérité. D’une violente douceur, son univers finit par nous habiter. Son chemin musical est pavé d’expérimentations, n’hésitant pas à passer du chant au rap sur des productions très variées. Guidée par ses rencontres, elle pose ses textes sur des beats clouds de jeunes compositeurs mais aussi sur des beats beaucoup plus traps composés par des producteurs de renom comme Piège, Dj Weedim ou encore Binks Beatz.

MADAM. [Vendredi] Après des débuts remarqués (Les Transmusicales, Les Inrocks Labs, premières parties de No One is Innocent), le groupe originaire de Toulouse, revient en trio. L’énergie déjà brute devient
plus présente, plus alerte. Les sons de guitare s’allient sauvagement à des chants et des choeurs
instinctifs et puissants. C’est une fois que les 3 musiciennes sont réunies que leur force se montre
réellement, que cela soit en concert ou en studio. Sur scène, le trio infernal déverse toute son énergie et crie à l’unisson. MADAM est un groupe qui pose ses tripes sur la table ! Après un 1er EP en 2018, MADAM a sorti son deuxième opus « II » en mars 2022. Précédé de trois singles clipés (Fire, Mad, Witches), ce nouvel EP est une affirmation de leur nouvelle identité. Un trio rock sans artifices et à coeur ouvert.

YUMA GUMA. [Vendredi] Flottant quelque part entre de la cosmic disco et de l’acid house, le son particulier de Yuma Guma émane de la collision entre l’esprit d’un groupe de rock live et le côté do-it-yourself de producteurs de chambre. Posée et réfléchie en studio, leur musique prend vie sur scène avec une forte énergie et une grande part donnée à l’improvisation.

Né des suites d’une tournée mexicaine fin 2017, le trio développe en 2018 le live dans différents clubs. Le public n’est pas le seul a apprécier leurs productions et leur style : Cerrone les a d’ailleurs choisi pour remixer son dernier titre African Voodoo, quelques temps avant de se qualifier en finale du BPM Contest (2018), un concours national de musique électronique live parmi les plus pointus, présidée par Arnaud Rebotini.

STAV. [Samedi] Avec son style désinvolte, STAV livre des textes rap remplis d’humour noir sur fond de musique branchée. « J’écris des chansons contre les voitures et pour la sauvegarde des homards », une bonne raison d’embarquer à ses côtés ! Révélé en 2015 avec le groupe Rezinsky, il se démarque alors par son allure de dandy nonchalant. A cette époque il se fait appeler Pepso Stavinsky, on le présente alors comme un « écorché vif aux rimes abyssales, une sorte de Cousteau des temps modernes ». Après deux EP « Les hérétiques tomes I et II », Rezinsky sortira un album « Mal Poli » en juin 2018 et se produira partout en France. En 2019, Pepso Stavinsky devient STAV et trace sa propre route. Il poursuit cette mise en abîme avec une pointe de mélancolie, mais surtout une grande autodérision et une naïveté attendrissante. Il effectue un virage musical vers les accords majeurs avec la volonté indétrônable de provoquer des déhanchés dans la foule.

OJOS. [Samedi] La musique d’Ojos naît de la dualité. De la rencontre. Du choc, aussi. Entre deux âmes, deux univers. Mi-pop, mi-urbaine, elle est épurée, résolument contemporaine. Mi-hispanisante, mi-francophone, elle est singulière, reconnaissable entre mille, surtout lorsque ses influences latines viennent compléter le tableau. L’orange et le noir sont les éléments fondateurs de ce décor radical, façonné dans le béton brut qui laisse entrevoir ses défauts et ses imperfections. À sa façon, la musique d’Elodie et Hadrien aborde sans détour la révolte, l’émancipation, la violence des sentiments qui s’entremêlent et se heurtent. Surtout, elle n’occulte rien de leurs paradoxes et de leurs contradictions, se plaisant à s’égarer là où l’œil n’oserait pas s’aventurer. En creux, on y devine la tension perpétuelle entre l’amour et la haine, la douceur et la violence, la folie et la raison. Pour sublimer le contraste des émotions, les chansons s’y parent d’accents hip-hop, sans délaisser pour autant les guitares, qui préservent l’équilibre de l’ensemble. La voix, elle, est partagée entre l’espagnol et le français, comme pour mieux réconcilier des influences qui, au fond, ne demandaient pas mieux que de pouvoir enfin cohabiter.

SCUFFLES. [Samedi] Au-delà des vestes de survêtement et des samples de moteurs tuning d’un goût discutable, Scuffles défendent la volonté de réunir deux esthétiques rarement assemblées : le garage/punk et la techno. Si elle est avant tout pensée comme légère et festive, la musique du duo tend à emprunter un virage de plus en plus mélodique, désormais en français dans le texte, flirtant ainsi avec les univers cold wave. 

Remarqués par France Inter, Tsugi ou encore Rock & Folk dans l’élan d’un nouvel EP dévoilé en novembre dernier et ponctué par un passage à Bars en Trans, Scuffles assoient avec “Sur le bitume” l’évidence d’une collection de tubes irrésistiblement fédérateurs. Sur des couleurs inspirées de Rendez-Vous, La Femme ou Vox Low à la rencontre d’Arnaud Rebotini, c’est court, simple, frontal et percutant, et toujours de vraies festivités sur scène comme sur des enceintes en after.

CUFTEN LIVE A/V. [Samedi] Viking-geek passionné de machines et de bidouillages sonores, le producteur normand s’amuse à déconstruire l’esthétique rave et les sons old school avec sa vision futuriste et singulière. DJ depuis l’adolescence, Cuften a d’abord commencé dans les free party, puis rapidement il s’est fait une place dans la scène underground parisienne, avec l’appui d’artistes comme Manu Le Malin ou Umwelt, entre autres.

En attendant son premier album, Cuften nous présentera un nouveau live entièrement analogique à la scénographie électrique et immersive avec l’artiste VJ Datatura qui habille la scène de vieilles TV empilées, à mi-chemin entre retro-gaming et âge d’or de l’informatique. Il a déjà conquis les scènes du Printemps de Bourges et des Transmusicales, c’est maintenant au tour du BACK HOME !

Fa:act & Jin Xixi. [Samedi] Fondateurs du label Rafale Records, Fa:act construit son univers depuis 4 ans. Ingurgitant et digérant les codes de l’esprit rave originel, ses productions poussent à la perte de contrôle. Ambiance rétro-future, entre techno, electro-clash et dark wave, visuel minimal, anonymat.. Fa:act propose des expéditions déchainées explosives et sans répits.

Jin Xixi délivre des sets entre breakbeat et techno. Une techno évasive qui épate et surprend par son mélange de style et son éclectisme. Leur complicité et leurs éxpériences communes promettent
un B2B de bonne augure entre deux des membres de l’écurie Rafale Records !

Les Aigles de Kheops [Samedi] sont deux mélomanes angevins qui, à force de rencontres et d’amitiés avec les DJs locaux, ont franchi le cap et commencé à mixer dans des bars confidentiels. Musiques chaudes pour nuits froides, leur univers gravite entre rock psyché turque, disco nord-africaine des 80’s, mélopées du Moyen-Orient et des projets plus hybrides et électroniques contemporains.

Lazer Arafat [Vendredi] est aussi batteur et dj. A travers ses productions, il cherche sans cesse les ponts entre les musiques du monde électroniques, africaines ou moyen-orientale, l’intense techno dub ou le groove industriel. Le résultat est une nuit de transe psychédélique et dansante, une communion qui peut s’éterniser. Après avoir enflammé la scène du 6par4, Lazer Arafat se fera un plaisir d’ambiance La Baconnière en juin !

GDN, TinPullz et NTN. [Vendredi]